quel est de tous les biens réalisables celui qui est le Bien suprême… Aristote

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On sait tous que la recherche du bonheur (the pursuit of Happiness) est inscrite dans le préambule de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis. Ce qu’on sait moins, c’est que cette poursuite est déjà présente chez les grecs. Aristote en parle dans l’Ethique à Nicomaque :

Λέγωμεν δ᾽ ἀναλαβόντες, ἐπειδὴ πᾶσα γνῶσις καὶ προαίρεσις ἀγαθοῦ τινὸς ὀρέγεται, τί ἐστὶν οὗ λέγομεν τὴν πολιτικὴν ἐφίεσθαι καὶ τί τὸ πάντων ἀκρότατον τῶν πρακτῶν ἀγαθῶν.

ὀνόματι μὲν οὖν σχεδὸν ὑπὸ τῶν πλείστων ὁμολογεῖται· τὴν γὰρ εὐδαιμονίαν καὶ οἱ πολλοὶ καὶ οἱ χαρίεντες λέγουσιν, τὸ δ᾽ εὖ ζῆν καὶ τὸ εὖ πράττειν ταὐτὸν ὑπολαμβάνουσι τῷ εὐδαιμονεῖν·

Maintenant, reprenons la question. Puisque toute connaissance, tout choix délibéré aspire à quelque bien, voyons quel est, selon nous, le bien que vise la politique, autrement dit quel est de tous les biens réalisables celui qui est le Bien suprême.

Sur son nom, en tout cas, la plupart des hommes sont pratiquement d’accord : c’est le bonheur au dire des gens du peuple aussi bien que des gens cultivés. Tous assimilent le fait de bien vivre et de réussir au fait d’être heureux.

Ἀριστοτέλους (Aristote), Ἠθικὰ Νικομάχεια (Ethique à Nicomaque), 1095a. Trd. Sœur Pascale-Dominique Nau op

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