Ecrire sur l’eau (Platon)

Phèdre, ce dialogue de Platon « mal composé » ((cf. Derrida, La Pharmacie de Platon, p. 82-83)), parle (sic) d’écriture. Et aussi d’amour. Mais c’est juste un prétexte pour parler encore d’écriture. Pour que Socrate-Platon nous disent tout le mal qu’ils en pensent.

Σωκράτης : οὐκ ἄρα σπουδῇ αὐτὰ ἐν ὕδατι γράψει μέλανι σπείρων διὰ καλάμου μετὰ λόγων ἀδυνάτων μὲν αὑτοῖς λόγῳ βοηθεῖν, ἀδυνάτων δὲ ἱκανῶς τἀληθῆ διδάξαι.

Socrate : Il n’ira donc pas sérieusement écrire sur l’eau ces choses-là ; il ne sèmera pas, au moyen d’encre et avec un roseau, dans des discours incapables de se défendre eux-mêmes par la parole, comme d’enseigner convenablement la vérité.

Πλάτωνος Φαῖδρος, 276 c. Platon, Phèdre, traduction Paul Vicaire, Gallimard.

C’est aussi dans ce dialogue (275e) que Socrate raconte l’origine de l’écriture. Donnée aux hommes (égyptiens) par le dieu Thot (Theuth).

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